Les dernières nouvelles

Samedi 19 juillet 2008

Samedi  12 juillet,  Martine a animé une sortie Bota à Locmaria en Guidel, en sous-bois, qui a conduit la quizaine de participants  jusqu'à la rivière et les roselières.


La présence de Colette Gauthier, botaniste des Côtes d'Armor, a permis de faire des sous-groupes et à chacun de choisir son approche. Les néophytes, des vacanciers, ont pu, avec Martine, découvrir des plantes. Ils ont appris à observer des caractères intéressants, à reconnaitre quelques familles, à observer des fruits... Quelques amateurs sérieux ont eux appris à reconnaître les graminées avec René Diverres.


Parmi les plantes intéressantes qu'ils ont rencontrées, citons le faux-fraisier étonnant par ses fleurs jaunes et petites fraises rouges. Mais aussi différents scirpes et graminées. .....


Le lendemain,  sortie Libellules à Pont Schluz en Mellac, au bord de l'Isole, avec Yann.

Sortie d'initiation pour les uns, sortie de découverte de nouvelles espèces pour les autres. Vingt personnes ont écouté attentivement la prestation de Yann .

Les libellules capturées ont été naturellement relachées, après avoir été attentivement observées par les participants, même les plus jeunes, étonnés ou amusés de les voir de si près !

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Mercredi 16 juillet 2008
Si vous n'avez pas pu voir l'émission C dans l'air sur la pollution marine, avec entre autres, Yves Paccalet et Arnaud Gossement, porte-parole de France Nature Environnement, vous pouvez encore la regarder sur le site :

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=invites&id_rubrique=922#centre

link

Lorsque l'homme aura coupé le dernier arbre
Pollué la dernière goutte d'eau
Tué le dernier animal et pêché le dernier poisson
Alors il se rendra compte que l'argent n'est pas comestible

(Proverbe indien ?)


 

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Mercredi 16 juillet 2008
C'est l'été. La section tourne au ralenti bien que Martine et Yann aient fait une sortie le week end dernier dont ils nous enverront un compte-rendu bientôt.
Ce ne sont pas les nouvelles environnementales qui manquent (Tricastin...) mais pour rester sur une note plus gaie, j'ai pensé que ça vous ferait plaisir de voir quelques photos prises en avril 2007.

A votre avis que font-ils ?



Ils ont découvert des lichens et les photographient !

En voici deux sortes que j'ai moi aussi photographiées (sans pied ni petit parapluie). Je ne peux pas vous dire le nom. Peut-être que des spécialistes ?










































C'était une sortie "ardoisières".


par aleïda publié dans : Informations locales
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Vendredi 11 juillet 2008







Cet oiseau très discret est, paraît-il, difficile à repérer et .. à photographier.


Photo  prise par Yann Eog, fin juin , près des étangs du Fort-Bloqué, lors d'une sortie ornitho du dimanche matin avec Raymond.





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Mardi 8 juillet 2008
Ce matin, une toute petite sortie tourbière dans la région de Guiscriff. Même les ouailles de notre cher recteur n'étaient pas là vu que son remplaçant avait oublié de faire l'annonce !
Nous avons vu les plantes habituelles de ce genre de milieu : linaigrette, drosera, plusieurs carex, erica tetralix, orchis tacheté, beaucoup d'ossifrages et plein de genêts des anglais... Et surtout une roche très spéciale et pas fréquente, le poudingue de Gourin, une roche du protérozoïque, un conglomérat de galets dans une matrice ferrugineuse. Bizarre.
On l'aperçoit sur la photo.


Si vous êtes intéressé(e) par une sortie géologie, nous connaissons un géologue disposé à la faire. Merci de donner votre avis......


par aleïda publié dans : Informations locales
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Lundi 7 juillet 2008
Le groupe ornitho du dimanche matin, à l'oeuvre en janvier dernier!










D'abord ils ont trouvé un poste d'observation et ont mis en batterie.



































Puis, l'oeil rivé sur le proche horizon, ils ont guetté l'arrivée de la merveille des merveilles, celle pour qui ils se sont levés de bonne heure et affrontent  avec grâce le vent et le froid !























L'histoire ne nous dit pas ce qu'ils ont vu....
















Mais y a pas à dire...



  l'ornithologie, ça décoiffe !


 
Les photos sont de Yann Eog.
Je vous conseille d'aller faire un tour sur son site
http://www.eog-galerie.fr où vous pourrez voir de belles photos de plantes, d'insectes, de paysages...

par aleïda publié dans : Informations locales
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Samedi 5 juillet 2008

 

Création d’un deuxième EPR : une provocation


Nicolas Sarkozy vient de confirmer la décision de construire un deuxième réacteur de type EPR en France. Réaction de France Nature Environnement.

 

France Nature Environnement, qui avait formé, devant le Conseil d’Etat, un recours contre l’autorisation de créer un premier EPR à Flamanville déplore cette décision.

Un signal catastrophique pour la présidence française de l’Union européenne

 Le jour même de la réunion informelle des Ministres européens de l’Environnement à Saint Cloud, destinée à discuter des priorités de la Présidence Française de l’Union européenne, le Président de la République confirme sa décision de construire un deuxième EPR.

 Arnaud Gossement, porte parole de FNE déclare :« L’annonce présidentielle de la création d’un nouvel EPR est un signal catastrophique pour la présidence française de l’Union européenne. Pour FNE, la lutte contre le dérèglement climatique sert malheureusement d’argument commercial pour promouvoir de faux remèdes comme le nucléaire. »

 L’espoir d’une nouvelle démocratie écologie s’éteint 

FNE constate en outre que l’Etat ne fait même plus semblant, comme en 2005, de s’embarrasser d’un quelconque débat public, pour défendre les intérêts du lobby nucléaire !  

A quoi bon reconnaître le rôle des associations et l’importance de la « décision à 5 » si une décision aussi lourde d’enjeux écologiques, sanitaires et économiques que la création d’un nouvel EPR est prise unilatéralement, sans aucune consultation ni même information des acteurs du Grenelle ? FNE tient à exprimer ici sa très grande amertume.

 Enfin, faut-il rappeler les déclarations de Nicolas Sarkozy dans son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, le 26 octobre 2008 

-   « ça ne signifie nullement que le nucléaire doit être la solution unique au défi

climatique. Nullement. Notre première priorité, et c’est l’une des conclusions du Grenelle, notre première priorité c’est de réduire notre besoin d’énergie. »

 -   « je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires »

 -   « Il y aura donc bien une réduction de la part du nucléaire dans notre

consommation d’énergie »

La montée en puissance antidémocratique du lobby nucléaire

 En conclusion, France Nature Environnement s’inquiète de la montée en puissance du lobby nucléaire dont les intérêts sont défendus au plus haut niveau de l’Etat. FNE rappelle :

·       que la loi du 13 juin 2006 relative à « la transparence et à la sécurité nucléaire » a permis la concentration de tous les pouvoirs de gestion et de contrôle de la filière nucléaire aux mains de quelques personnes non élues et irresponsables juridiquement, ·      que par un récent décret du 3 mars 2008 la France vient de faciliter l’accueil de déchets nucléaires étrangers,

·       que le coût exact et les conditions de sécurité du stockage des déchets nucléaires ne sont pas l’objet d’une grande transparence,

·       que le recours au nucléaire s’oppose à toute politique énergétique adaptée aux territoires,

·       que le gouvernement assure la promotion du nucléaire bien plus efficacement que la réduction de notre consommation d’énergie. 

D’une manière générale il est frappant que le Gouvernement s’en tienne à des objectifs pour le développement des énergies renouvelables mais passe très rapidement aux décisions pour le nucléaire.

 (communiqué de presse du 3 juillet)

 


 

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Mercredi 2 juillet 2008

biodiversité et alimentation

(résumé de la conférence donnée à Riec-sur-Bélon à l'occasion de la dernière foire bio)

 
Au moins 23 000 espèces de plantes sont connues comme comestibles , sur un total de 230 000, soit une espèce sur dix. Mais une trentaine de plantes seulement constituent 95 % de l’alimentation de l’humanité et peu de gens sont capables de citer une centaine végétaux alimentaires. A la fin du Moyen-Âge on trouvait environ 600 espèces de légumes sur le marché à Paris… La diversité s’est donc érodée, au moins dans l’usage. Nous allons tenter d’évoquer trois aspects de cette diversité.

1-     qu’est ce qui fait qu’une plante est alimentaire ?

2-     la complémentarité entre espèces sur le plan des acides aminés

3-     l’intérêt de la diversité dans un régime omnivore (polyphage).

 

1 : Quelques réflexions sur les plantes alimentaires

 
On dit souvent qu’on se passe plus longtemps de nourriture que d’eau. C’est oublier que l’aliment qui nous est le  plus indispensable est l’oxygène de l’air ! En fait il nous sert à restituer l’énergie dont nous avons besoin pour ne pas nous désorganiser (dure loi de l’entropie), énergie captée par les plantes qu’on soit végétarien ou non : tous les animaux sont hétérotrophes[1] et sont dépendants des êtres autotrophes, en gros les plantes.

La plante diffère fondamentalement de l’animal : contrairement à ce dernier, elle est formée, au-dessus du sol comme au-dessous, d’éléments, tous identiques, empilés les uns sur les autres. C’est ce qu’on trouve brillamment expliqué par J-H. Fabre, il y plus d’un siècle, dans les « Leçons de botanique à mon fils». Ces éléments fondamentaux sont au nombre de trois : la feuille qui est l’organe d’échange et d’assimilation ; l’entre-nœud [2] qui est l’organe de la structure et le bourgeon qui est l’organe de la survie.

Dans un milieu ouvert et à un moment du cycle annuel où le climat a toute chance de rester favorable, l’énergie assimilée par la feuille (le sucre produit grâce à la photosynthèse) est réinvestie dans plus de feuilles, qui assimileront plus d’énergie qui… etc. Dans les même conditions climatiques mais dans un milieu fermé (forêt), l’énergie assimilée sera utilisée à aller chercher l’énergie lumineuse là où elle se trouve toujours plus haut : la plante fait du bois et non des feuilles. Enfin à l’approche d’une période climatique défavorable, la plante va stocker l’énergie assimilée dans des structures de survie, dans des organes  de réserve.

Ce sont ces organes de réserve qui sont notre principale nourriture (solide). Ils sont de deux type principaux : la graine (aérienne) chez les espèces annuelles, le tubercule (souterrain) chez les vivaces. Les annuelles sont surtout des plantes de milieux ouverts, milieux qui résultent souvent d’une période de sécheresse marquée. Les tubercules (sensu lato) des vivaces répondent plutôt à une période de froid, ou de manque de lumière pour les « vernales » celles qui font tout leur cycle au printemps avant que les arbres n’aient leurs feuilles…

Les graines alimentaires amylacées sont appelées céréales (de Cérès la déesse des moissons), que ce soit des céréales vraies produites par les graminées, ou des pseudo-céréales dans le cas contraire : blé noir ou sarrasin , quinoa, amarante…  voire le sésame qui est aussi oléagineux.

Quant aux organes souterrains de réserve, ils sont trouvés
dans d’innombrables familles.
Celles-ci sont particulièrement diversifiées dans les Andes d’où nous vient la pomme de terre mais où y on cultivait aussi capucine tubéreuse, oseille tubéreuse… ou la maca (Lepidium peruvianum), crucifère devenue plante à la mode. En dehors de la pomme de terre devenue cosmopolite, les grandes plantes à tubercule sont le manioc (euphorbiacée), les très nombreuses ignames (dioscoréacées), la patate (convolvulacée), les différents taros (aracées). On pourrait prolonger la liste par le canna, différentes labiées (ou lamiacées) comme le crosne du Japon…


Taro


Sous nos climats les « raves » (plantes potagères cultivées pour leur racine tubérisée) jouaient un très grand rôle (mais c’était la nourriture des rustres). Ces racines sont produites par des plantes bisannuelles : ombellifères comme la carotte, le panais, le persil tubéreux…, crucifères comme le chou-rave et autres navets, campanule comme la raiponce. 


Raiponce


Le bambou a lui seul illustre la relation annuelle/vivace et graine/tubercule. C’est une graminée ligneuse qui ne fleurit et ne produit donc de graines (céréale comestible) qu’une fois (comme les annuelles), au bout de nombreuses années et qui possède jusque là des pousses comestibles (tubercules).


Les plantes à bois (les arbres) nous donnent de nombreux produits alimentaires mais ce sont de mauvais candidats pour la production d’aliments énergétiques de base. Les contre exemples sont intéressants. En premier lieu la banane et surtout la banane plantain : ces plantes, au port arborescent, sont des herbacées dont le faux tronc meurt après la fructification.  Les bananiers sont par ailleurs stériles car triploïdes. Ils jouent un rôle alimentaire important dans de nombreux pays forestiers et singulièrement au Rwanda où la banane est fermentée et donne une bière très alcoolisée. En Bretagne, dans les Cévennes et en Corse le châtaignier a joué un grand rôle alimentaire au XIXème siècle. Le chêne des Pyrénées (et d’autres ailleurs) donne un gland « doux » comestible. L’arbre à pain, stérile comme le bananier, a été la base alimentaire de la  Polynésie. La moelle du faux tronc de certains palmiers donne le sagou qui était la base de l’alimentation au Vanuatu. Ces palmiers ne fleurissent qu’une fois et accumulent dans leur stipe (ou faux tronc) l’amidon de la future floraison. Un palmier amazonien (Bactris gasipaes), appelé parépou en Guyane, donne des fruits amylacées (délicieux). En Afrique équatoriale, surtout au Cameroun, on consomme les fruits amylacés d’une burséracée, le safoutier (Dacryodes edulis).

 

2- Equilibre alimentaire

En dehors des peuples chasseurs comme les Eskimos  et de la  civilisation occidentale non « durable », l’homme tire l’essentiel des ses ressources alimentaires directement des plantes. Celles-ci n’apportent bien sûr pas seulement l’énergie, elles sont aussi sources d’autres nutriments : les fibres tout à fait indispensables, les minéraux et les vitamines, les protéines.

Les protéines sont constituées d’un enchaînement d’acides aminés au nombre de 20 dont plusieurs ne peuvent être synthétisés par l’organisme et sont appelés « essentiels ». Il y en 7 chez l’homme. On considère qu’une ration idéale doit avoir une composition en acides aminés proche de celle de l’œuf de poule.

Globalement les tubercules sont pauvres en protéines mais leur composition est équilibrée, proche de celle de l’œuf. Au contraire, les céréales vraies sont riches (le riz est une des plus pauvres, le blé une des plus riches) mais fortement déséquilibrées. Elles manquent surtout de lysine. Or cet acide aminé est abondant chez la quasi-totalité des légumineuses (l’arachide est la seule exception notable). Inversement, pourrait-on dire, les céréales sont riches en acides aminés soufrés, peu abondants chez les graines de légumineuses. Il y a donc une complémentarité bien connue entre céréales et légumineuses, thème qui a été abordé par de nombreux auteurs dont Claude Aubert, fondateur des  « 4 saisons du jardinage ».  C’est le couscous-pois chiche d’Afrique du Nord, le maïs-haricots rouges du Mexique, le riz–lentille d’Inde, le mil–niébé du Sahel, voire le pois–avoine en Europe jadis. Cependant une fois complétée en lysine par une légumineuse, l’alimentation céréalienne reste carencée en acides aminés aromatiques, surtout en tryptophane qui joue un rôle fondamental dans le fonctionnement du cerveau. Or cet acide aminé est présent en grande quantité dans les feuilles des « potagères », épinards au sens large (ortie, ansérine, arroche, bette…) ou brèdes en français des tropiques. C’est par exemple la feuille de baobab au Sahel, ce sont de nombreuses « mauvaises herbes » récoltées jeunes en saison et parfois séchées comme la corète (Corchorus olitorius) pour rester au Sahel. La feuille du manioc, dont le tubercule est très pauvre en protéines est, elle, fort riche et consommée notamment au Congo. Celle du niébé  (Vigna unguiculata), notre antique mongette, complète le grain au Sahel.

 

3- La diversité des substances secondaires

Dès leur apparition, il y a 110 ou 120 millions d’années pour les plantes à fleurs ou angiospermes, les végétaux ont été confrontés à la « pression » des êtres hétérotrophes que sont les animaux et surtout les insectes. Sans défenses, les végétaux auraient disparu sitôt apparus. Cette défense est  apportée par des substances « poisons ». Il y a eu au cours du temps une co-évolution entre plantes et herbivores qui a abouti à deux grandes « stratégies ». Certains animaux se sont spécialisés sur une plante et un poison ; ils sont non seulement capable de le détoxifier mais ce poison leur est souvent devenu indispensable (les exemples sont innombrables mais on peut citer la relation entre les piérides et les crucifères qui contiennent des thiocyanates, poison utilisé dans la composition d’insecticides). D’autres animaux sont restés généralistes et doivent en conséquence varier leurs poisons donc leur alimentation. En faible quantité les poisons ne tuent pas, ils sont même bénéfiques -ce sont nos plantes médicinales-, et bien souvent le poison d’une plante est le contrepoison d’une autre. Ceci est vrai pour tous les animaux polyphages dont nous-mêmes ou nos animaux domestiques : les vaches se portent bien mieux sur une prairie naturelle qui comporte de très nombreuses espèces que sur une pâture artificielle de ray-grass. 

 

En guise de conclusion

Nous n’avons bien sûr fait qu’évoquer certains des aspects de la biodiversité dans l’alimentation. D’autres aspects sont intéressants et on aurait pu, par exemple, parler du rôle identitaire et social des particularismes alimentaires. Certains ne disent-ils pas que le corps se nourrit d’air et l’esprit de l’alimentation. Manger ou refuser tel ou tel aliment fait en effet partie de l’identité sociale.



[1] [1] L’hétérotrophie est la nécessité pour un organisme vivant de se nourrir de constituants organiques préexistants, d'origine animale ou végétale. L'hétérotrophie s'oppose en cela à la notion d'autotrophie.

Les hétérotrophes sont contraints de se procurer leur matière organique en la prélevant sur d'autres organismes, soit vivants (cas des prédateurs, des parasites et des commensaux), soit morts (nécrophages), ou encore sur les restes d'autres êtres vivants (saprophytes): feuilles mortes, anciens téguments éliminés, excréments... (Wikipédia)

 [2] Portion de tige comprise entre 2 feuilles.

par daniel-yves publié dans : Informations générales
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Mardi 1 juillet 2008

Chaque dimanche matin

Sortie oiseaux. RV près de l’O.T, place St-Michel, 8h45.

R. Cardiet

02 98 71 81 68

Samedi 12 juillet

Sortie bota. RV Parking du Coat Kaer, 9h30.

M. Davoust

02 97 36 59 48

Dimanche 13 juillet

Sortie libellules. RV parking du Coat Kaër, 9h30

Y. Quélen

06 81 25 86 82

Samedi 19

Dimanche 20 juillet

Animations aux Roches du Diable, par J.P. Roullaud, D.Y. Alexandre et J.Y. Hervet, organisées par le Syndicat intercommunal. Sous réserve.

J.P. Roullaud

 

 

 

 

 

Samedi 2

Dimanche 3 août

Animations aux Roches du Diable, par J.P. Roullaud, D.Y. Alexandre et J.Y. Hervet, organisées par le Syndicat intercommunal. Sous réserve.

J.P. Roullaud

 

Samedi 9 août

Sortie bota. RV Parking du Coat Kaer, 14 h

M. Davoust

02 97 36 59 48

Dimanche 10 août

Sortie libellules. RV parking du Coat Kaër, 9h30

Y. Quélen

06 81 25 86 82

Samedi 30 août

Nuit de la chauve-souris. Lieu et heure à préciser . Animations habituelles + conférence sur les chauves-souris de Guyane.

P.Y. Courio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Vendredi 27 juin 2008

En novembre 2007 avait été annoncée la présence hautement probable de hêtres tortillards dans le sud du Massif Central. J’avais alors, par erreur, écrit qu’ils se trouvaient sur l’Aigoual. En fait ils sont sur le Mont Lozère. Toute incertitude a été levée fin mars lors d’une visite sur le site de l’association Hêtres Tortillards d’Auvergne. Le botaniste Bernard Thiébaut en faisait partie. Nous avons été guidés sur place par l’inventrice, Me Annie Gras.

-  Voir l’article paru en Novembre 2007 sur Tela Botanica :
http://www.tela-botanica.org/actu/article1950.html

La population inventoriée comporte une vingtaine d’individus jeunes et adultes regroupés - pour ne pas dire tassés ! - sur une surface confinant au mouchoir de poche : de l’ordre de 2 ares... Ils sont morphologiquement parlant très signifiants, offrant une profusion de réitérations, de marcottes et de houppiers en parasol. Les plus âgés doivent compter quelques dizaines d’années. Par contre tous les individus sont surcimés. Ils sont en effet entourés d’autres hêtres et feuillus divers bien plus hauts qu’eux (voir le panoramique 1). Il est possible que deux individus prostrés morts trouvés au milieu des autres aient souffert du manque de lumière qui en résulte. Il serait assez urgent de procéder à une mise en lumière progressive.

Un retour sur place est envisagé afin d’effectuer un véritable inventaire avec mesures, dessins, etc. L’ONF et le Parc des Cévennes étaient représentés et comptent bien s’impliquer dans l’étude et la protection du site.


(JPEG)
Des réitérations lozériennes comme s’il en pleuvait.



















Dans les mêmes temps, deux gardes du Parc des Volcans d’Auvergne nous ont signalé, dans le sud de la Chaîne des Puys, trois hêtres qu’ils soupçonnaient fortement d’être des tortillards. Les photos 3 et 4 présentent respectivement la serpentiforme base de l’un d’entre eux et les houppiers en parasol d’un autre.

Ces trois ensembles ont la particularité d’être sis dans une prairie sylvatique où ils n’ont apparemment jamais souffert de manque de lumière. Ils ont donc crû en hauteur au moins sur six à huit mètres, sont très vigoureux et leurs houppiers, superlativement en parasol, sont abondamment pourvus en feuilles.
Caractéristique curieuse :ils sont tous en cépées et l’un d’entre eux est encore plus intrigant car il est composé de sept bouquets ayant chacun plusieurs troncs. On peut hasarder deux hypothèses sur l’origine de ces cépées : soit elles se sont formées après une coupe du tronc initial, la souche ayant été préservée, soit elles se sont constituées après réitérations naturelles des tortillards et dans le dernier cas le tortillard aurait produit 7 marcottes, la réitération et les marcottes étant leur mode de développement habituel. Pour confirmer ces hypothèses, sans trancher entre les deux, des analyses génétiques permettraient, comme à Verzy, de vérifier si dans chaque cépée ou bouquet il y a un ou plusieurs génotypes.



(JPEG)
L’un des tortillards du sud de la Chaîne des Puys, vue rapprochée.

-
















 



En effet, elles pourraient étayer l’une des hypothèses concernant l’origine du Tortillard, à savoir celle dite « monostationnelle ». Elle suggère que toutes les populations de tortillards proviendraient d’une population unique mêlée à celle des hêtres ordinaires qui ont peu à peu recolonisé une partie de l’Europe après la dernière glaciation. Par la suite, le Hêtre et le Tortillard se seraient différenciésgénétiquement de la même manière en colonisant divers milieux,au point que dans les quatre stations actuellement connues, les tortillards sont génétiquement plus proches des hêtres ordinaires qui les entourent que des tortillards des autres stations.
-  L’hypothèse antagoniste, dite « pluristationnelle », suppose que la ou les mutations conduisant au Tortillard ont pu apparaître indépendamment dans plusieurs sites européens. En termes de probabilité, elle est plus difficile à défendre et elle l’est de plus en plus au fur et à mesure que de nouveaux sites sont signalés

 


(JPEG)
Les superbes multi-houppiers en parasol d’un tortillard multi-troncs.




















Une autre conséquence importante de ces découvertes est la démonstration que des populations de tortillards peuvent encore exister dans des forêts diverses sans avoir jamais été signalées. Rappelons-nous que la station d’Orcines, forte quand même d’une centaine d’individus, se tient à une dizaine de kilomètres de Clermont-Ferrand dans une zone très fréquentée, y compris par les naturalistes, et que sa découverte scientifique date de 1999... Il est donc hautement probable que d’autres sites européens recèlent des groupes plus ou moins importants. Sensibiliser professionnels et amateurs intéressés va sans doute conduire à de nouveaux signalements puis de nouvelles authentifications qui nous apporteront beaucoup de connaissances sur ces arbres hors du commun.

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